Le véganisme : un effet de mode ou de réelles convictions ?

Chaque première semaine d’octobre, depuis 1998, l’Association Végétarienne de France perpétue les Journées Mondiales Végétariennes. Créées par la North American Vegetarian Society en 1977, elles permettent de sensibiliser les Français à la culture du véganisme. Aujourd’hui, à l’ère du manger bien, du manger bon, et du manger bio, il serait grand temps de se questionner sur ces modes de nutrition plus que populaires. 

Attention à ne pas confondre les termes de « végétarien » et de « vegan », au risque d’en outrer quelques-uns.
Pour résumer, très rapidement : le végétarisme se définit par un type d’alimentation qui exclut la viande, les poissons, et les fruits de mer. Encore ici, une nuance peut se créer puisque certains semi végétariens consomment les produits de la mer. Le véganisme, lui, est avant tout un mode de vie qui exclut la maltraitance animale au quotidien, que cela concerne la nourriture, le textile, ou les cosmétiques.
Bon, très bien. Alors que le végétarisme et le véganisme sont aujourd’hui en pleine expansion, certains restent un peu pantois face à ces cultes du végétal.

Le véganisme : un effet de mode ?

La question est devenue aujourd’hui incontournable. Nombreux sont ceux qui, en pensant adopter ce mode de vie en vogue, ne font le job qu’à moitié. Se nourrir de quinoa, c’est bien. S’il vient de Chine, ça l’est moins. Ces imports de produits que l’on pense au top sur l’échelle du « bien manger » font le bonheur des bobos, et le malheur des petits producteurs. Parce qu’aujourd’hui, le véganisme, c’est pour certains publier une jolie photo de leur « bouddha bowl » sur Instagram.

Pourquoi, alors que le régime omnivore a toujours fait partie de l’histoire de l’humanité, tous se ruent sur cette idée qu’être vegan, c’est manger bien ?

Certains font encore trop d’erreurs, on voit beaucoup revenir le terme « d’healthy »       – « bon pour la santé » – trop souvent associé au véganisme. Mais manger « healthy », ce n’est pas forcément manger vegan. Autant que manger un bon steak, ce n’est pas se pourrir la santé.
Mais il est indéniable que le Français mange trop de viande par rapport à ce dont son corps à besoin. Après plus de trente années de recherches, le professeur Valter Longo publie cette année Le régime de longévité. Étude dans laquelle Longo démontre qu’en préconisant l’absence de viande, nous pouvons vivre jusqu’à plus de 100 ans, en pleine forme physique et intellectuelle. À condition bien sûr de compenser avec des protéines contenues dans le poisson ou certains végétaux. Mais à partir d’un certain âge – autour de 65 ans – il devient important de réintroduire dans notre alimentation des oeufs, de la viande, et des produits laitiers.

Si l’on suit la théorie de Valter Longo, le véganisme serait un premier pas vers un genre de médecine douce. Il est possible de se soigner avec la nourriture, et il est, par certains aspects indéniables, bon de se priver de viande. Mais sans tomber dans l’excès, et je dirais même dans le cliché. Être vegan, encore une fois, c’est défendre une véritable cause ; ce n’est pas seulement publier un selfie bien travaillé avec un sachet de graines en provenance de trop loin.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *