Le retour du vinyle : ce que le rétro offre de meilleur

Considéré par certains comme une tendance et par d’autres comme un juste retour des choses, le vinyle fait son grand retour dans les magasins multimédias depuis quelques années et les disquaires ont maintenant leur propre journée. À l’ère de la retouche photo, du contouring et de l’auto-tunel’authenticité du vinyle répond à la demande du « #no-filter ». 

Le vinyle n’est pas seulement un support musical

Tout le monde se prend au jeu. Les artistes contemporains ressortent leurs albums CD sous forme vinyle. Les films ou séries à succès commercialisent leur bande originale en version disque microsillon. Chaque année les maisons de disques sortent des rééditions 33 tours d’albums des Beatles, des Rolling Stones ou des Velvet Underground. Le plus fou, c’est que le vinyle se vend même mieux que les CD’s

Les « puristes » (la génération élevée dans les années 1970 à 1990) vont se vanter d’avoir toujours écouté des vinyles, tandis que la nouvelle génération, quant à elle, sera victime de la tendance ou simplement sensible à l’éducation musicale donnée par ses aînés. C’est alors que ces derniers achètent les disques « cultes » de la période vinyle et ceci depuis 5, 6 ans.

Vinyle de l’album Abbey Road des Beatles

Or « acheter » ne veut pas dire « consommer », en effet le magazine en ligne Slate nous rapporte qu’une étude britannique datant de 2016 (menée par l’institut de sondage ICM) montre que près de la moitié (48%) des personnes qui achètent un disque ne l’écoutent pas. Car oui, le vinyle n’est pas seulement synonyme de musique. Il est aussi et surtout défini par l’illustration de sa pochette. Certaines sont jugées comme « mythiques », à l’image du 33 tours Abbey Road des Beatles dont le prix d’un original peut monter jusqu’à plus de 300 euros.

Les vinyles sont véritablement considérés comme des objets de collection.

Illustration d’un phénomène plus global : le rétro

Le rétro est synonyme de nombreux reboots de films ayant marqués la seconde partie du XXème siècle. Et de remakes de jeux vidéo chers à la génération Y comme Crash Bandicoot ou Tomb Raider.  Sans compter l’annonce du retour de la première Playstation en version mini.

La série télévisée Stranger Things, dont la popularité n’est pas à prouver, est l’illustration parfaite de cet engouement universel du rétro. En effet, la série a pour décor les fameuses années 1980, en reprend les codes, multiplie les références aux films de science-fiction à succès de l’époque, et les protagonistes passent leur temps libre dans des salles d’arcades. Le bébé de Netflix commercialise même la bande originale en cassette audio et, en toute logique, en version vinyle « collector ». Stranger Things pousse le marketing rétro jusqu’à ressortir la première saison sous forme de cassette VHS.

Les enfants du casting de Stranger Things

Dans une société où « tout va mal », il est plaisant de se dire que « c’était mieux avant » en croisant les doigts pour que ça aille mieux demain. Les jeunes se réfugient dans la nostalgie d’une époque qu’ils n’ont pas connue et les parents sont heureux de se rappeler et raconter leurs souvenirs sur fond de Cindy Lauper ou Led Zeppelin.

« Nostalgie » ne veut pas dire « mélancolie »

Attention à ne pas s’y méprendre, la nostalgie n’est pas forcément liée à la mélancolie. Rien ne vaut le doux grésillement du vinyle dans le tourne-disque, calé dans son canapé, habillé de son sweat fétiche, en train de se boire un bon thé (ou grog selon qui veut), tout en se lisant un bon livre.

Avec l’arrivée du froid d’automne, cherchez ou demandez à vos parents leurs vieux vinyles et profitez. Prenez le temps d’écouter chaque détail acoustique que vous n’entendrez pas dans vos écouteurs. Ce n’est pas le pull que vous portez qui vous réchauffe mais bien la musique que fait le saphir du tourne disque dans le sillon du vinyle.

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